Les monstres n’existent pas. Les “monstres sacrés” non plus d’ailleurs.
Gérard Depardieu est un homme. Il est aussi et surtout devenu le symbole d'un système.
Celui d’un cinéma français qui pendant des décennies a toléré, et disons les mots, parfois couvert, les agissements d’un acteur qui se comportait avec les femmes comme un prédateur, parce que son talent et sa capacité à remplir les salles de cinéma faisaient passer au second plan ce qu’on appelait alors des “excès” – en réalité des violences et des agressions sexuelles.
Grâce au courage des femmes qui ont osé parler, cette époque d’impunité est, je l'espère, enfin terminée, et le procès de Gérard Depardieu a ressemblé à son crépuscule.
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